« Peut-être faudra-t-il plus qu’un pas vers l’autre »

Pour Charles Michel, le MR ne doit pas avoir peur de participer à des négociations et d’y assumer des responsabilités le cas échéant, le parti ne doit pas craindre non plus l’opposition si les conditions n’étaient pas réunies pour être en mesure de concrétiser son projet sur le plan économique, social et sur le plan communautaire.
Quant aux mauvais scores enregistrés pour le MR, Charles Michel explique deux situations possibles : soit le PS a semblé beaucoup plus rassurant que les autres formations francophones pour les électeurs sur le dossier BHV qui a fait chuter le gouvernement, ou alors le MR continue à payer en 2010 le fait qu’il n’ait pas réussi à mettre sur pied l’orange bleue en 2007, suite à la grande victoire électorale du MR, qui a été difficile à traduire sur le plan politique.
Quoi qu’il en soit, « il faudra, à l’intérieur du MR, aller au fond des choses et avoir l’analyse la plus précise possible« .
MR/Open Vld : même combat ?
Le ministre fédéral démissionnaire a tenu à se différencié d’Alexander De Croo, président de l’Open Vld, qui disait trouver logique que son parti, vu son score, rejoigne l’opposition. « Par rapport au Vld, il y a une différence, c’est que le MR malgré le recul est un parti qui se trouve en deuxième position côté francophone, on est en terme de groupe parlementaire à la Chambre, devant le CD&V avec un siège de plus, la famille libérale MR et Vld ensemble, sont la deuxième famille politique du pays, donc je pense qu’il faut être lucide et modeste, nous avons reculé de manière sensible par rapport à 2007 mais nous demeurons une force politique représentative des francophones, première famille politique à Bruxelles également », a-t-il souligné.
Un Premier ministre francophone socialiste ?
Quant à savoir si le fait que la Belgique ait un Premier ministre socialiste francophone (NDLR: Elio Di Rupo) soit une bonne chose pour le pays, Charles Michel recadre les choses et cite…le PS : « Ca dépendra du projet et du programme, moi je suis assez d’accord avec ce qui a été dit par le PS qui consiste a considérer que la question des personnes, c’est la dernière question qui est posée, la première question qui est posée, c’est que fait-on dans ce pays, comment organise-t-on une réforme de l’Etat pour un nouveau mode de décision politique qui va vers plus d’efficacité, plus d’efficience et c’est après que l’on peut voir qui assume les responsabilités ».
Faire un pas vers l’autre
Le 13 juin, alors que son parti remportait haut la main les élections au Nord du pays, le président de la N-VA, Bart De Wever s’exprimait sur le plateau de la RTBF et face à ses militants en tant qu »homme d’Etat », plus rassembleur que jamais, offrant une main tendue aux francophones.
Charles Michel a évoqué deux analyses possibles de ce gage de confiance donné aux francophones, tout en précisant son sentiment « partagé et mitigé » vis-à-vis de l’homme fort du parti nationaliste flamand, conscient qu’il sera nécessaire de faire un pas vers l’autre, mais soulevant la question « est-ce que un pas ce sera suffisant ? ».
L’hypothèse de Charles Michel
« Je vois bien le radicalisme dont Bart De Wever a fait preuve les dernières années dans le paysage politique belge, je sais que Bart De Wever quoi qu’étant dans l’opposition sur le plan fédéral les derniers mois a eu une influence très grande en Flandre sur les partis flamands, y compris le CD&V, et a conduit à la radicalisation générale du paysage politique en Flandre, mais je mesure aussi qu’il est important que chacun fasse un pas vers l’autre.
Je ne veux pas non plus avoir d’apriori négatif, je pense qu’il y a peut-être un élément objectif, peut-être que Bart De Wever aura envie de montrer qu’il fait mieux que le CD&V et que quand il devient premier parti, lui? il réussi à en faire quelque chose, c’est peut-être un élément de motivation. L’autre analyse, c’est l’hypothèse qu’il préfère la thèse du chaos pour faire la démonstration que s’il avait toujours dit se réalise, la Belgique ne pourrait plus fonctionner« .
Le bourgmestre de Wavre a quand même confirmé sa préférence pour le premier schéma, à savoir l’hypothèse de faire la démonstration que lorsque les flamands votent pour lui, il se passe quelque chose en termes de réforme de l’Etat.
Mélanie De Nora
source : RTBF.be
l’intégrale
CHOIX MUSICAL : Bob Sinclar – « Love Generation »
BH : Charles Michel, bonjour!
- Bonjour!
BH : Alors… une chanson optimiste… sur la nouvelle génération. On y voit évidemment un message. Vous lancez un appel à une nouvelle génération, au MR ?
- Oh… c’est bien plus sobre que cela. C’est une chanson qui est énergique, qui donne des vitamines le matin et c’est une chanson qui est optimiste et qui parle effectivement d’un monde où il y a davantage de paix, davantage de respect. Et c’est ce que je souhaite pour la Belgique.
BH : Et une nouvelle génération MR ?
- Ce n’est pas cette question qui est posée. Vous savez, dans les prochaines semaines, dans les prochains mois, ce qui va être essentiel c’est de trouver des solutions pour notre pays. On l’a vu dans cette campagne électorale, les concitoyens francophones, bruxellois, flamands, sont préoccupés par les solutions que l’on peut apportées sur la sécurité sociale, sur la justice, sur la manière de décider ensemble …Flamands et Francophones… dans le respect de chacun, dans la dignité de chacun et les responsables politiques, en premier lieu bien sûr, celles et ceux qui ont gagné les élections : la N-VA, côté flamand, le PS, côté francophone, ont d’abord cette responsabilité-là. Et je pense que le MR, comme deuxième force politique, de manière claire, côté francophone, malgré le recul qui est indiscutable, doit aussi s’inscrire dans une logique de responsabilité.
BH : On va parler tout à l’heure des raisons de ce recul, mais pour l’instant il y a toujours plusieurs scénarios possibles, sur la table. Neuf, disait Laurette Onkelinx, à ce micro, hier, dans lequel le MR est présent. Dans les neuf scénarios. Vous êtes donc toujours candidat dans une future coalition ? Toujours candidat au pouvoir ? A ce stade ?
- Je pense qu’il faut avoir un raisonnement simple et un raisonnement de bon sens, dans la carte politique dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui. Le MR ne doit pas avoir peur de participer à des négociations, des médiations et des responsabilités, le cas échéant… Le Mr ne doit pas avoir peur non plus de l’opposition, si les conditions n’étaient pas réunies, pour qu’on soit en mesure de concrétiser notre projet sur le plan économique, social et sur le plan communautaire.
BH : Alexander De Croo, le Président du VLD, au Nord du pays, disait trouver logique que son parti, vu son score, en recul évidemment, rejoigne l’opposition. Vous vous faites un peu la même réflexion ? Même si on candidat, si on nous appelle, ce serait logique qu’on rejoigne l’opposition ?
- Vous ne m’avez pas entendu dire que ce serait logique…
BH : Non… non… mais je vous pose la question.
- …puisqu’il y a une différence qui est importante par rapport au VLD, c’est que le MR, malgré le recul, est un parti qui se trouve, je l’ai dit, en deuxième position, côté francophone. On est, en termes de groupe parlementaire à la Chambre, devant le CD&V. Nous avons un siège de plus que le CD&V. La famille libérale VLD-MR ensemble, sont la deuxième famille politique du pays, donc je pense qu’il faut être lucide et modeste. Nous avons recul de manière sensible, par rapport à 2007, mais nous demeurons une force politique représentative des Francophones… Première famille politique à Bruxelles, également…
BH : Maintenant on voit quand même mal comment le VLD pourrait rester dans l’opposition et vous allez au pouvoir. Ou c’est possible ?
- C’est évidemment un paramètre. Je ne veux pas anticiper par rapport à cette question-là. Je pense qu’il faudra à un moment donné …et ce sera bien si ça se passe le plus vite possible… que l’on voit ce que l’on fait dans un éventuel gouvernement et ce que l’on fait comme réforme de l’Etat. Et ce n’est que sur base de cela, qu’à la fois le VLD et le MR peuvent prendre attitude.
BH : Un Premier ministre socialiste francophone, c’est une bonne chose pour le pays ?
- Est-ce que c’est une bonne chose, cela dépendra du projet du programme. Je suis assez d’accord avec ce qui a été dit par le PS d’ailleurs, qui consiste à considérer que la question des personnes, c’est la dernière question qui est posée. La première question qui est posée, c’est : que fait-on dans ce pays ? Comment organise-t-on une réforme de l’Etat, pour un nouveau mode de décision politique, qui va vers plus d’efficacité, vers plus d’efficience ? Et c’est après que l’on peut voir qui assume les responsabilités.
BH : Justement, pour parler du fond. Bart De Wever a effectué une courbe rentrante, depuis déjà le 13 juin. Il ne demande plus clairement la scission de la sécu, dans ses interviews, il parle de donner un gage de confiance aux Francophones, en leur laissant le poste de Premier ministre. Bref, il lance un peu une main tendue. Vous lui faites confiance, vous, à Bart De Wever ?
- J’ai un sentiment partagé et un sentiment mitigé. Je vois bien le radicalisme dont Bart De Wever a fait preuve durant les dernières années, dans le paysage politique belge. Je sais que Bart De Wever, quoi qu’étant dans l’opposition sur le plan fédéral, les derniers mois, a eu une influence très grande en Flandre, sur les partis flamands, y compris le CD&V et a conduit à la radicalisation générale du paysage politique en Flandre. Mais je mesure aussi qu’il est important que chacun face un pas vers l’autre. La question c’est : est-ce qu’un pas ce sera suffisant ? Peut-être faudra-t-il faire plus qu’un pas, chacun vers l’autre. Mais je ne veux pas non plus avoir d’apriori négatif. Je pense qu’il y a peut-être un élément objectif. Peut-être que Bart De Wever aura envie de montrer qu’il fait mieux que le CD&V et quand il devient le premier parti, lui il réussi à en faire quelque chose. Cela peut être un élément de motivation. L’autre analyse… et je ne tranche pas, pour ce qui me concerne… c’est l’hypothèse qu’il préfère la thèse du chaos, pour faire la démonstration que ce qu’il avait toujours dit, se réalise, la Belgique ne pourrait plus fonctionner.
BH : Et vous ne savez pas dans quel schéma il est ?
- J’ai plutôt (pour être tout à fait franc avec vous) tendance à penser qu’il sera dans le premier schéma. C’est-à-dire …l’hypothèse de faire la démonstration que lorsque les Flamands votent pour lui, il se passe quelque chose en termes de réforme de l’Etat et qu’il peut donc capitaliser sur des résultats. Mais tout en sachant bien que ces résultats seront très éloignés de ce qui est son programme fondamental, puisqu’il faudra un compromis ; et les positions des Francophones, dans l’unité francophone devront être largement prises en compte, évidemment.
BH : Vous avez dit tout à l’heure : on est éventuellement prêt à participer si on nous appelle, si on a besoin de nous. Est-ce que vous pourriez participer à une réforme de l’Etat, depuis l’extérieur… donc sans être au Gouvernement ? Ou est-ce que pour le MR c’est logique, si on s’engage sur la réforme de l’Etat qui sera profonde, d’avoir la garantie d’être au Gouvernement ?
- Mais je vous demande de comprendre qu’à ce stade-ci il est impossible de répondre à cette question-là, dans la mesure où on devrait vérifier quelles sont les positions sur la table, dans les différents aspects des problèmes auxquels nous sommes confrontés : les questions sociales et économiques, les questions de réforme de la justice. Il y a un moment donné où on sera confronté, tous les partis politiques, à la vision générale d’un accord éventuel sur le plan communautaire et sur le plan social et économique par ailleurs. Et sur base de l’impression générale, du bilan général de cette proposition d’accord, qu’une formation politique peut décider si elle…
BH : Mais donc ce n’est pas impossible. Vous ne vous dites pas ce matin : non, il faut qu’on y soit. Il faut qu’on ait des garanties ?
- Je pense qu’il serait maladroit et ça troublerait la sérénité, ce que je ne veux pas faire, de formuler des propos qui compliquerait la donne dans les semaines qui viennent.
BH : On revient au score du MR. Comment analysez-vous la défaite ? Une forte baisse : -9% par exemple, en Brabant wallon, -9% également en Hainaut, -8 à Liège. J’ai un peu regardé… il faut revenir à 95-91 (ça dépend si on regarde les sièges, si on regarde les scores électoraux, pour retrouver plus mauvais score. Comment expliquez-vous que le MR n’ait pas su convaincre dans cette campagne ?
- Je pense qu’il y a toujours plusieurs facteurs qui expliquent le recul ou la victoire d’un parti politique. Il faut être le plus nuancé possible, par rapport à ça. Je pense qu’on devra (à l’intérieur du MR) aller au fond des choses, voir l’analyse la plus précise possible. Mon sentiment, mon intuition, c’est que dans le cadre de cette crise communautaire, le Gouvernement est tombé sur Bruxelles Hal Vilvoorde. Vraisemblablement le PS est apparu plus rassurant que les autres formations francophones. Pas seulement le MR d’ailleurs… mais que les autres formations francophones. C’est un premier élément d’impression. Deuxième élément : je me demande si le MR ne continue à payer en 2010, le fait de ne pas avoir réussi à mettre sur pied l’Orange-Bleue, en 2007. Cette grande victoire électorale, historique du MR, en 2007, qui a été difficile à traduire sur le plan politique, est peut-être aussi un élément qui conduit une partie de notre électorat qui nous avait porté en 2007 à peut-être s’être détaché de nous durant les quelques derniers mois ou les quelques deux-trois dernières années.
BH : Vous dites : on n’est pas apparu suffisamment sécurisant ou crédible, en tout cas par rapport au PS… sur la réforme de l’Etat… Pourtant vous aviez dans votre écurie, Olivier Maingain, à Bruxelles, qui d’ailleurs perd beaucoup moins qu’en ailleurs en Wallonie : -3% seulement, entre guillemets, sur Bruxelles Hal Vilvoorde. Il fait 62 mille voix. C’est le premier score à Bruxelles. Et donc c’est assez paradoxal, parce qu’il y a des gens au MR qui disent : c’est à cause d’Olivier Maingain que les gens en Wallonie n’ont pas voté MR et en même temps on voit qu’à Bruxelles cela a marché. Quelle est votre analyse du rôle d’Olivier Maingain, dans la défaite du MR ?
- Je pense qu’il est imprudent de formuler des expressions aussi radicales que cela. Une analyse des résultats c’est nécessairement quelque chose de nuancé et quand je vois le score d’Olivier Maingain, qui est un bon résultat, on ne peut pas reprocher à un candidat sur une liste MR, d’avoir fait un bon résultat. On ne peut que le félicité pour le bon résultat qui a été réalisé. Maintenant dans l’expression du message politique, il faut, dans la sérénité, dans la tranquillité, regarder ce qui a bien fonctionné, ce qui a moins bien fonctionné également. Mais je ne veux vraiment considérer, pour ce qui me concerne, qu’il y aurait eu des excès, sur le plan communautaire. C’est ensemble …ce n’est pas Didier Reynders seul… c’est ensemble, tout le Mouvement Réformateur… qui a décidé de faire une campagne où nous portions le message de la dignité francophone. Par conséquent on assume ensemble, la responsabilité de ce recul.
BH : En même temps il y a des gens qui sont quand même irrités par le comportement du FDF, depuis le 13 juin. On sait qu’ils ont sabré le champagne, à leur siège de campagne, parce qu’ils ont trois députés maintenant à Bruxelles, alors qu’ils n’en n’avaient que deux… si mon compte est bon… Et en plus, ils ont dit le lendemain : on sera présent dans les villes, dans plusieurs villes wallonnes, pour les élections communales et ça au MR ce n’est pas passé. On a eu plusieurs témoignages dans ce sens. Qu’en pensez-vous ?
- Ca montre bien qu’il est essentiel, dans une formation politique et c’est le cas au MR aussi, d’être le plus possible dans une démarche de dialogue intérieur, de concertations, de débats internes et surtout, le plus possible, dans une démarche d’unité. C’est ça qui va être déterminant.
BH : Oui… on a plutôt l’impression d’un bras-de-fer entre le FDF et les autres Libéraux, pour l’instant ?
- Moi… je ne perçois pas cette sensation-là. Vous entendez les propos que je tiens. Il est normal, quelques jours après une élection qui a conduit à un recul du MR, que les uns et les autres expriment des sentiments, expriment des impressions. Il faut que dans le calme et le sérénité, dans les prochains jours, dans les prochaines semaines, on regarde calmement entre nous quelle est l’analyse que l’on fait, parce que tous ensemble nous partageons un point commun : le FDF, les Libéraux, le MCC… on veut le meilleur pour le MR, parce qu’on est convaincu que notre projet libéral, réformateur, francophone, est un projet nécessaire et utile pour notre pays. C’est ça notre conviction. Et on va devoir tous être rassemblés autour de cette détermination-là.
BH : Didier Reynders a redit qu’il ne serait pas candidat à sa succession dans quelques mois, quand l’élection présidentielle anticipée se tiendra. Est-ce qu’il est possible (je vais poser la question autrement, parce que vous avez déjà répondu qu’il était trop tôt pour en parler)… mais est-ce qu’il est possible que nous ne soyez pas candidat ?
- Mais vous posez la question autrement, moi, je réponds toujours de la même manière. Je pense que cette question-là n’est évidemment pas à poser maintenant. Ce ne serait même pas très utile, me semble-t-il, d’ouvrir ce débat-là, à l’intérieur du MR, maintenant, alors que ce qui est nécessaire c’est de trouver des solutions pour le pays. C’est ce que nos concitoyens attendent. Et donc le moment venu, comme dans tout parti politique démocratique, il y aura des élections internes. Didier Reynders, comme Président du MR, a précisé comment il voyait le calendrier par rapport à cela.
BH : Et ce sera quand… que vous déclarerez éventuellement candidat ?
- J’ai répondu à la question…
BH : Septembre ?
- …Dès lors qu’il y aura des élections internes. Chacun et moi je ne parle pas de candidat… chacun verra ce qui est le meilleur pour le MR et dans le respect, dans l’unité, dans la sérénité, dans la tranquillité, nous mènerons ce débat, avec l’ensemble des amis du Mouvement Réformateur.
BH : Et si on met six mois, neuf mois, pour négocier un gouvernement, que le MR est toujours dans une position d’attente, il n’y aura pas d’élection présidentielle avant …ce n’est pas grave ?
- Ecoutez… nous verrons bien… En tout cas ce n’est pas aujourd’hui que je considère que c’est grave. Moi… je considère que ce qui est important aujourd’hui, c’est de trouver des solutions, pour le pays. Et je ne veux pas éviter de répondre à la question. Quand des solutions auront été trouvées pour le pays… le MR se mettra en ordre de marche, en organisant son propre débat intérieur. Et on le fera dans la sérénité, dans l’unité et le respect de chacun.
BH : Merci Charles Michel.
