Charles Michel
Député | Porte-parole MR
 
FR/ NL

Actualité
Mes interventions
Mes propositions
Mes attributions
Agenda du MR
Communiqués de presse
Rechercher :
 

Charles Michel | Ministre

Jeudi 9 juillet 2009

Lors de la séance plénière au Sénat, la sénatrice Marleen Temmerman m'a posé une question sur "la santé comme priorité dans la coopération au développement avec le Congo"

Madame Marleen Temmerman (sp.a). – We hebben het in deze assemblee al vaker gehad over gezondheidszorg in de Democratische Republiek Congo. Onlangs stelde ik nog een vraag over de kernprioriteiten in de bilaterale ontwikkelingshulp met dat land. Dat thema kwam vandaag aan bod in de media en ook in een excellente column van collega Schelfhout. Zij beschrijft de dramatische gevolgen voor de Congolese burger als België een deel van zijn investeringen in de gezondheidszorg zou terugtrekken. We vernemen dat België met Congo is overeengekomen om voortaan prioritair te werken aan landbouw, onderwijs en wegeninfrastructuur. Gezondheidszorg behoort blijkbaar niet langer tot de prioriteiten en dat verontrust uiteraard alle actoren die daarbij betrokken zijn. Ook de middenveldorganisaties stellen dat ze in die keuze om gezondheidszorg te schrappen niet geconsulteerd werden. Nochtans hebben de Belgische gezondheidszorg en ontwikkelingssamenwerking in Congo een lange voorgeschiedenis en staan ze wereldwijd bekend als programma’s waarmee we het verschil kunnen maken. Het gaat niet alleen om investeringen in domeinen die een verschil tussen leven of dood kunnen betekenen, maar ook om investeringen in de basisgezondheidszorg. We vernemen nu dat deze niet-essentiële programma’s aan andere EU-partners worden overgelaten, zonder dat daarbij wordt duidelijk gemaakt aan welke EU-landen of wat die partners precies zullen overnemen. Daarom verontrust het ons heel sterk dat de verwezenlijkingen in de eerstelijnsgezondheidszorg in grote delen van Congo, waar België nu al twintig jaar hard aan gewerkt heeft, teloor dreigen te gaan, met alle gevolgen van dien voor de Congolese bevolking.

Aangezien de minister zijn Congolese collegae in oktober opnieuw ontmoet, wil ik graag duidelijkheid krijgen over volgende punten.

1) Hoeveel middelen trekt de minister nog uit voor gezondheidsprogramma’s in de DRC?

2) Welke programma’s wil hij voortzetten, in welke regio’s ? Welke EU-landen staan klaar om de programma’s die niet worden voortgezet in de betrokken regio’s over te nemen?

3) Ons land heeft expertise opgebouwd en boekt goede resultaten inzake basisgezondheidszorg in de DRC. Wat verstaat de minister onder niet-essentiële gezondheidsprogramma’s ? Horen initiatieven inzake basisgezondheidsprogramma’s daar bij?

Avant toute chose, il me semble important de rappeler que la concentration et la répartition des tâches entre les bailleurs de fonds est un élément fondamental pour accroître l’efficacité de l’aide. Toutes les tâches sont à priori importantes. Qu’ils s’agissent de la santé, de l’accès à l’eau, des pistes rurales ou  de la sécurité alimentaire,  tout peut faire la différence entre la vie et la mort dans un pays en voie de développement. C’est cela notre défi et c’est de cela que partent les Objectifs du Millénaire. Notre stratégie de concentration est conforme avec nos engagements sur la Déclaration de Paris ainsi que sur le  Consensus Code de Conduite Européen sur la complémentarité et la division du travail. La dispersion de notre aide en RDC affecte immanquablement son efficacité. Une concentration de la coopération gouvernementale, répondant aux priorités du partenaire congolais, est donc indispensable.

1) Pour la période 2007-2013, la Belgique s'est engagée dans plusieurs projets de santé, pour un budget total de 31,9 millions d’euros:

  • Appui au système de santé aux niveaux intermédiaire et périphérique (Phase 3; convention spécifique signée en décembre 2007; durée du projet: 5 ans; 5,4 millions d’euros);
  • Appui au programme national de lutte contre la Trypanosomiase humaine africaine (Phase 4; convention spécifique signée en avril 2009; durée du projet: 4 ans; 10 millions d’euros);
  • Appui au système de santé aux niveaux intermédiaire et périphérique (Phases 4 et 5; convention spécifique signée en avril 2009; durée du projet: 3 ans; 10 millions d’euros);
  • Appui institutionnel à la fonction de la lutte contre la maladie au niveau central du Ministère de la Santé Publique (Convention spécifique signée en avril 2009; durée du projet: 4 ans; 6,5 millions d’euros).

Ces projets, mis en œuvre par la CTB, ne sont pas remis en cause. Ainsi, un financement important restera assuré dans ce secteur pour les prochaines années au niveau institutionnel, au niveau des zones de santé ainsi que dans la lutte contre certaines maladies comme la maladie du sommeil. De part les engagements pris, la Belgique restera présente dans la santé primaire en RDC jusqu’en 2013.

Par ailleurs, le secteur de la santé demeure de loin le secteur prioritaire de la coopération non gouvernementale belge en RDC. Quatorze ONG belges travaillent dans le secteur de la santé, dont huit bénéficient d’un subside supérieur à un million d’euros pour la composante «Santé au Congo» de leur programme triennalCongo. Je tiens en outre à rappeler que la concentration sur trois secteurs dans le bilatéral ne remet pas en cause les programmes des ONG dans leurs domaines et secteurs respectifs.

Les programmes de coopération universitaire institutionnelles menés par le Conseil Interuniversitaire de la Communauté Française de Belgique avec les universités de Kinshasa et de Lubumbashiont une importante composante «santé publique» de même que de nombreux projets interuniversitaires ciblés initiés à l’initiative du Vlaamse Universitaire Raad-Universitaire Ontwikkelingssamenwerking (VLIR-UOS)  et également du Conseil Interuniversitaire de la Communauté Française de Belgique.

L'expertise belge, incontournable, reste aussi fort demandée et soutenue, comme dans les programmes pluriannuels avec des institutions belges comme l'Institut de Médecine tropicale d’Anvers. Cet Institut a bénéficié d’un subside de 1,1 millions d’euros en  2009 pour ses seules activités congolaises.

Le programme triennal 2008-2010 de l’APEFE en RDC appuie le secteur de la santé publique et a budgété pour la période 930.000 euros pour ce faire.

2) C’est précisément la question que nos attachés examinent en vue de la prochaine Commission Mixte. Fin avril, nous avons retenu une série de principes et nous sommes convenus de nous revoir avant la commission mixte pour les opérationnaliser. Ceci étant dit, le montant annuel de l'aide internationale au secteur de la santé est d’environ 200 M USD sans tenir compte de l'aide humanitaire en RDC. Pas moins de 20 bailleurs de fonds interviennent actuellement dans la santé réduisant d’autant le risque que ce secteur soit délaissé par les bailleurs. Les principaux bailleurs sont  le Fonds mondial, la Banque mondiale, le fonds Gavi, la Commission Européenne, les USA, les Nations Unies, l'Espagne, l'Allemagne, l'Italie, la France et le Japon. A titre d’exemple, la Commission Européenne a déjà fait le choix du secteur de la santé comme un des trois secteurs prioritaires sur le 10 ° Fonds Européens de Développement pour 2008-2013.

3) Même si le secteur de la santé n’est pas un des trois secteurs prioritaires proposés, il a cependant été convenu avec mon homologue Tshibanda que des actions ciblées en matière de santé seront prolongées dans un souci de continuité. Cela signifie que la coopération belge restera présente dans des domaines de la santé ou aucun autre bailleur n’est actif. Je songe principalement ici à notre appui à la lutte contre la trypanosomiase dont l’arrêt prématuré sans autre forme d’appui entrainerait une résurgence dommageable de la pandémie.

partager facebook
 
Avenue des déportés, 33 à 1300 Wavre | +32 (0) 10 22 55 19 | +32 (0) 2 500 35 39 | charles.michel@skynet.be
Wavrien
Charles M.
Nouveauté
Charles Michel