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Charles Michel
| Ministre
Jeudi 30 juillet 2009
Avec la CTB je m'engage pour le développement durable
Depuis mon entrée en fonction, j'ai fait du développement durable une priorité dans la politique de coopération menée par la Belgique. En mars 2008, une conférence internationale sur « Les changements climatiques et la politique belge de coopération au développement : défis et opportunités » était organisée à Bruxelles et présidée par l’expert Jean-Pascal van Ypersele. Ce dernier a rédigé un rapport devant servir de base de réflexion pour faire du développement durable, un thème transversal pour la coopération belge au développement.
Je me réjouis de l’initiative de la CTB qui s’inscrit dans cette démarche plus large. Je rappelle à cette occasion que l'évolution du climat n'est pas seulement un problème d'environnement, c'est aussi un problème de développement, car ses effets néfastes touchent les pays les plus pauvres qui dépendent essentiellement des ressources naturelles et des secteurs économiques ayant un impact direct sur l’environnement.
C’est dans ce cadre que s’inscrit le rapport annuel 2008 de la CTB, agence belge de coopération au développement. C’est la première fois que celui-ci prend la forme d’un reporting développement durable ‘intégral’. Ce faisant, l’agence se rallie à la tendance internationale toujours plus répandue de procéder à un reporting développement durable à propos de son fonctionnement. En termes concrets, cela revient à dire que le rapportage porte non seulement sur les activités et les finances de l’année écoulée, mais aussi sur les affaires administratives, les performances environnementales et les aspects sociaux.
Le reporting développement durable se fonde sur un modèle internationalement reconnu : la Global Reporting Initiative (GRI). Ce modèle offre une structure de reporting entièrement élaborée qui permet d’évaluer sur plusieurs années les efforts réalisés en matière de développement durable.
La CTB est la première agence publique belge à s’engager fermement dans un reporting développement durable.
« Il s’agit là d’un choix stratégique délibéré, affirme le Directeur général, Carl Michiels. Les projets belges mis en oeuvre dans le Sud doivent réaliser un développement humain durable. Si nous voulons être un tant soit peu crédibles, nous devons postuler ce développement durable dans notre propre fonctionnement et communiquer ouvertement en la matière. »
Toujours selon les dires de Carl Michiels, le reporting développement durable de la CTB s’inscrit également dans le rôle social joué par la CTB en Belgique. Nos activités en Belgique – Annoncer la Couleur, le Cycle d’information générale… – nous permettent de consolider la base sociale en faveur de la solidarité internationale. En tant que principale organisation belge de coopération au développement, il est de notre devoir d’assumer un rôle de pionnier, tout en mettant à l’agenda des thématiques pertinentes.
Sur le plan environnemental, les efforts déployés par l’agence belge de coopération au développement sont les plus avancés. La CTB porte le label d’entreprise écodynamique de l’Institut Bruxellois pour la Gestion de l’Environnement (IBGE) ainsi que le label écologique européen EMAS. L’objectif à court terme est d’atteindre un bilan carbone 100% neutre. Nous voulons réduire le nombre de voyages en avion en recourant notamment à des systèmes de visioconférences ; quant aux autres voyages en avion, nous allons compenser leurs émissions de CO2 au moyen de l’achat de certificats CO2, confirme Carl Michiels.
La coopération bilatérale directe belge ne cesse de s’accroître au fil des années. Cela se traduit pour la CTB par une augmentation constante de son chiffre d'affaires : 217 millions d’euros en 2008 (contre 213 en 2007).
L’Afrique demeure le centre de gravité des efforts déployés par la Belgique : pratiquement la moitié (48%) des dépenses bilatérales est affectée à l’Afrique centrale (Congo, Rwanda, Burundi et Ouganda), tandis que l’Afrique du Nord et de l’Ouest totalise pour sa part plus de 20%. L’Amérique latine représente, quant à elle, 8% des dépenses, l’Afrique orientale et australe 7% et l’Asie quelque 6%.
Le rapport annuel 2008 – le premier reporting développement durable – peut être consulté dans son intégralité en trois langues sur le site Web www.btcctb.org.
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